27 septembre 2007
...Positivons Un Peu Amélie ...
Ya des jours comme ça...
Marre de me faire insulter par des petits vieux au téléphone. Pis! Par des 'professionnels de la profession, oui, Madame!' qui vous envoie bouler avec un 'vas te faire foutre' très très charmant.
Marre de me faire draguer par des geeks. A croire que le monde lit sur mon front que j'aime le net. Oh! C'est bon là? J'ai une tête à jouer à Counter Strike ou Wow?
Marre de ce temps pourri. Franchement, je vous couve une dépression post-estivale du feu de Zeus. Je me sens irritable, irritée, limite super chiante. Bon ok, supra chiante.
Marre des cris et des bêtises des zouaves... Oui là, s'en est trop pour la mam' alimentaire que je suis... Entre les jouets égorgés et les guerres fratricides, les bêtises du plus petit pour rivaliser avec les jeux dangereux du plus grand... Pitié vous dis-je! Stop!
Marre de douter de tout. Ce n'est certainement pas le moment de me glisser dans le creux de l'oreille telle ou telle chose qui devrait me mettre la puce à l'oreille sur telle ou telle chose... Mes tendances parano remontent à la surface en ce moment.
Marre de moi-même. Je m'exaspère, toujours en galère de thune, toujours à chercher pendant 15 jours comment finir le mois qui vient de commencer! Merdum, marre de payer ma Nounou 900€ par mois, même si j'en suis remboursée de la moitié, je reste toujours 10 jours dans le kk total. C'est pas une vie...
AAaaaah!
Fallait que je crie un bon coup virtuellement puisque je ne peux pas le faire IRL ^^
Mais mais mais...
Ravie qu'une gentille dame me dise 'Vous avez une voix charmante, et vos parents vous ont bien élevé... Bravo mademoiselle!' =D
Ravie que le geek en question m'ait dit un compliment proprement hallucinant... 'Vous avez des yeux magnifiques...' Qui ça moi?? Mais il a bu le geek... Et quand bien même, je me la pète, j'en ai pas souvent alors je profite =D
Ravie du ciel rougeoyant qui m'attendait en sortant du métro... Rouge rose, c'était juste magnifique =D
Ravie du câlin adorable des mes deux bêtes de concours en câlins...
Ravie de ne pas me poser de mauvaises questions, mais plutôt de chercher à laisser faire le temps =D
Ravie d'avoir vu l'état de mes remboursements en date du 26 septembre! Schguiling sous peu... On va souffler! =D
Bref, finalement, ma journée, elle a pas été si over-pourrite que ça.
Je dirai même plus...
Je-suis-bien. o_O c'est fascinant.
21 septembre 2007
... A l'Automne de Ma Vie ...

On sent comme un mouvement interne, une adéquation qui vient du fond des âges. Le monde pause, l'automne arrive… Le vert passe au jaune ; le rouge et l'orange se marient dans un moment d'osmose extatique… Et l'odeur d'humus devient plus forte, l'odeur de terre fertile, de renouveau du à la décomposition, de ce moment où la vie jaillira de la mort… D'année en année plus fertile, d'année en année plus hostile, moins facile. Cette vie qui voudrait gagner, à tout prix, tout le temps ! L'automne se fait dehors. J'ai vu l'arc-en-ciel. J'ai soudain eu en tête ce jour de rentrée, la classe de seconde, je redevenais une petite parmi les grands.
La pluie, Septembre, mon sac neuf, l'odeur d'encre, le parfum des livres neufs, entêtant et savoureux. Cette année là, il y avait cohue, fébrilement on cherche son nom. Et l'arc-en-ciel qui nous saluait, annonçant les noces de la fin de l'été et du début del'automne, du soleil et de la pluie. Mes fringues trop grandes, mes cheveux en arrière, mes seize printemps bien sonnés et mon air revêche. Je n'ai jamais aimé l'automne. Alors que dire de la rentrée… J'aimais par contre sentir mes crayons de bois, les copeaux frais ont un parfum merveilleusement envoûtant. Alors que dire des cahiers neufs, dont j'ai adulé l'esprit olfactif… Signe de grands moments de tête à tête intenses entre le crayon, ma main et la feuille, je savais que j'allais pouvoir m'abandonner pleinement à mes démons. Ecrire est bien cruel parfois.
Je me souviens de la route jusqu'au tram, qui me paraissait interminable, malgré les cinq cents mètres à parcourir. Les arbres détrempés laissaient tomber sur mes chaussures leurs vestiges dorés, et l'odeur sacrée de la terre m'accompagnait sous les platanes du grand boulevard.
L'automne est là. Il pleut un peu. Aujourd'hui, ce sont mes fils, émerveillés pas un escargot, par un marron,une feuille biscornue, une pluie trop fine qu'il en 'pleut des diamants,maman!'. C'est sous leurs pieds que sonnent les flaques, que craquent les brindilles, que bruisse l'herbe. C'est dans leurs yeux que brille l'automne naissant de cette année. Je les emmènerai bientôt dans mon paradis de prédilection, regarder les arbres onduler, sentir les tourbillons de feuilles mortes, et dans l'air chargé d'humidité, écouter leur chant originel, froissement de feuilles et fracas de brindilles.
Malgré la mélancolie que m'inspire cette saison, l'odeur de champignon, de froid, de pluie, me plait en certains endroits. Comme celui, fabuleux, qui accueillit mes premiers émois,l'écriture sur le coeur. La fontaine du lion devient délabrée, mais je l'ai tellement aimée ! Là bas, j'aime l'odeur des vieilles souches, l'humble parfum des herbes hautes et des sous-bois… Au coin, des mûres, plus loin des orties, des noisettes, des baies rouges inconnues, je connais jusqu'au couleurs brunâtres des silex et des galets parsemant ma chère fontaine, privée de son château que je n'ai pas connu. L'automne rend ma fontaine encore plus belle.
Il est des endroits comme des gens, que l'on aime au premier regard. J'ai découvert ma fontaine un jour de septembre quatre vingt douze. Je me souviens de ses effluves ennivrantes, ses couleurs chatoyantes. Je pouvais presque voir le château disparu. Et il faut que j'y retourne. Promets moi que l'on y fera un tour, j'en ai tellement besoin…
L'automne
est déjà là. La monotonie, l'ennui, la solitude, ces choses des années
précédentes… Cette année est différente. Entre grandes joies et
profonds désespoirs, entre erreurs et justes choix, entre adoration et
haine, peur et confiance… Cette année, mon automne est tellement là,
tellement beau, chatoyant. Il annonce un renouveau qui me plait. Cette
année je peux le dire, c'est l'automne de ma vie, le début de quelque
chose. Cette année, j'apprécie la liberté que je vois. J'apprécie ma
liberté. Je vois tout d'un oeil neuf. Cette année, j'aime l'automne.
14 septembre 2007
... Bilan: Ceci est un Anniversaire...

Encore cassée, encore marquée,
Il y a un an, c'est tellement là,
Les jours ont fui, les heures passé,
Et les erreurs sont derrière moi,
Il y a un an, je haïssais...
Je tombais bas, je restais bête,
Avec mes questions plein la tête,
Il y a un an, je me mourai...
J'ai divagué, me demandant
Si le 'demain' valait la peine
Le valait il...
Perdue dans les déluges et la honte en mes veines...
Abandon de l'estime, plus qu'abandon de moi
Qu'espérer d'un ami quand on pleure dans ses bras?
Qu'en penser quand enfin on en pleure dans ses draps?
C'était il y a des mois, et ma croix reste lourde
Le coeur endolori, et l'âme qui devient sourde.
Et je croyais enfin être sans état d'âme,
Et pourtant, je restais chaque fois sans les armes...
La vie reste une chienne, elle bafoue ses enfants
Plus souvent qu'à mon tour elle m'a tuée souvent!
La nuit devenait reine, je n'aimais plus le jour
Et le bout du tunnel disparaissait toujours...
Des jours, des nuits, des lustres, j'ai ruminé ma haine
Incapable d'aimer, intarrissable peine...
Impassible impossible, je n'aimais que mes fils
Qui m'ont poussé si haut... C'est l'espoir que je tisse
Grâce à eux... J'ai brisé tous ces liens inommables
Brisé la chaine -Enfin!- de l'aveugle honorable!
J'ai bien cru ne jamais ressentir à nouveau
Les sentiments humains et tant et tant de mots
C'était il y a un an, je cassais les barrières
Je voulais vivre enfin, et retrouver mes terres...
Sais tu ce qu'on ressent quand les cordes lâchent enfin?
Sais tu ce qu'est la vie quand il y a un demain?
J'ai du tout réapprendre, ne savais plus aimer
Liberté désarmante, à réapprivoiser...
Sais tu ce que me font les matins aux sourires?
Comprends tu la portée des moments anodins
Où pour moi c'est nouveau, ou tellement lointain
Que je ne sais même plus comme il faut réagir?
Comprends tu la portée des derniers mois passés?
Comprends tu maintenant mon besoin de changer...
Encore ancrés en moi, ces bribes d'un hier,
Finiront par céder. Je ne veux plus d'hiver.
Encore cassée, encore marquée,
Il y a un an, c'est tellement là,
Les jours ont fui, les heures passé,
Mais depuis, j'ai confiance
En toi.
06 septembre 2007
... Un Bon Jour ...

Il est presque 10 heure. Mon Faustin est rentré dans la classe des grandes sections.
Gaby a décidé de ne plus mettre de couche aujourd'hui, jour de la rentrée, qu'il fera sans doute en Novembre.
Je me sens vieille.
Mes bébés grandissent.
N. est toujours aussi adorable.
Et finally, je suis heureuse.
C'est une bonne journée aujourd'hui =D
04 septembre 2007
... Et Si ...

Pourquoi j'ai si souvent peur d'apprécier?... J'ai même osé dire : "Le pire, c'est que je suis heureuse..."
Antithétique Amélie, toujours des deux bords, tellement heureuse et tellement peureuse...
Cette double façon de voir, qui me permet de ne pas trop me brûler les aîles, et de pourtant aimer ce que je vis...
Cette double façon d'être, qui veut absolument que je regarde d'abord le pire pour aimer le meilleur...
Je me reconstruis, je suis en train de me reconstruire, les mots sont toujours là, les mots sont toujours aussi présents...
Je les utilise un peu moins... Mais ils restent mes premiers confidents...
J'ai
tellement de questions! Tellement de mots, un tumulte intérieur, qui
rage, qui gronde, qui attend le soir venu pour se déverser avec un
bruit de souris sur ce clavier... Mais qui me dit que ces questions
sont bienvenues...
J'ai un peu moins peur des gens, un peu moins
peur de rencontrer du monde, croyez-vous que 6 ans d'autarcie ont fait
de moi une autiste-agoraphobe?...
Si tu me dis que je ne dois pas avoir peur alors je n'aurai pas peur.
Si tu me dis que je ne dois pas m'inquiéter, alors j'aurai un peu moins d'inquiétude sur le coeur.
Si tu me dis que je n'ai pas de honte à avoir de ce que je suis alors j'aurai la tête haute.
Si tu me rassures, alors je n'aurai plus besoin d'avoir peur.
Et si je te fixe bien souvent, c'est que j'ai un besoin, un seul.
Je n'ai besoin que de ça.
Que tu me rassures.